Féminicide à Témara : une jeune femme poignardée par son compagnon, un repris de justice
Mi-juin 2025, quartier Ennasr de Témara : une jeune femme a été poignardée au ventre par son compagnon, un repris de justice. Elle est décédée avant d'arriver à l'hôpital. Le suspect a été arrêté en flagrance par la police judiciaire de Skhirat.
Mi-juin 2025, dans le quartier Ennasr de Témara, une jeune femme a perdu la vie après avoir été poignardée au ventre par son compagnon. La victime est décédée avant même d'être prise en charge par les secours. L'auteur présumé des faits, un repris de justice sorti de prison quelques mois plus tôt, a été rapidement interpellé par les services de la police judiciaire relevant du district de sûreté de Skhirat.
Les faits : une agression mortelle au cœur du quartier Ennasr
La scène s'est produite dans le quartier résidentiel Ennasr, à Témara, ville côtière de la préfecture de Skhirat-Témara, située au sud immédiat de Rabat. La victime, une jeune femme dont l'identité n'a pas été officiellement communiquée, a été atteinte d'un coup de couteau au ventre lors d'une altercation avec son compagnon. Elle est décédée des suites de ses blessures avant d'arriver aux urgences.
Alertés rapidement, les agents de la police judiciaire ont bouclé le secteur et interpellé le suspect en flagrance. Lors de sa garde à vue, l'auteur présumé a reconnu les faits. Le suspect, déjà connu des services de police, avait été libéré après neuf mois de détention dans le cadre d'une précédente affaire judiciaire. L'enquête a été transmise au parquet compétent.
Vous êtes victime ou proche d'une victime ?
AjiHelp vous accompagne — 1 mois gratuit
Féminicides au Maroc : une réalité documentée mais insuffisamment mesurée
La mort de cette jeune femme à Témara illustre une réalité persistante au Maroc. L'organisation Aswat Nissa a recensé 21 meurtres de femmes fondés sur le genre en 2023, 17 en 2024, et 22 nouveaux cas sur les neuf premiers mois de 2025. La loi marocaine n° 103-13, relative à la lutte contre les violences faites aux femmes (2018), a introduit des ordonnances d'éloignement et des peines aggravées pour les auteurs conjoints ou proches.
Ressources et aide
- 0800 008 008 — Espace Aïcha, numéro vert national (gratuit)
- 19 — Police secours
- 15 — SAMU
AjiHelp est une application d'aide aux victimes de violences, de harcèlement et de mal-être. Disponible sur iOS et Android.
Féminicides au Maroc : le rôle des antécédents judiciaires de l'auteur
L'affaire de Témara soulève une question cruciale dans la lutte contre les féminicides : la récidive. L'auteur présumé avait déjà été emprisonné et libéré quelques mois avant le drame. Dans de nombreux pays, dont le Maroc, les associations féministes et les experts juridiques militent pour un renforcement des dispositifs de surveillance post-libération des auteurs de violences conjugales, afin d'éviter que des femmes paient de leur vie la récidive d'un ex-conjoint ou compagnon violent.
La loi marocaine n° 103-13 de 2018 a introduit des outils nouveaux : ordonnances de protection, peines aggravées pour violence conjugale et interdiction d'approche. Mais leur application reste inégale selon les régions et la sensibilisation des acteurs judiciaires locaux. Les associations comme Aswat Nissa documentent chaque cas de féminicide et plaident pour une formation systématique des magistrats et forces de l'ordre à la dangerosité des auteurs de violences conjugales.
Questions fréquentes
Que faire si mon compagnon violent vient d'être libéré de prison et m'inquiète ? Contactez immédiatement le 0800 008 008 (Espace Aïcha, gratuit) pour être orientée. Vous pouvez demander une ordonnance de protection auprès du tribunal de première instance. Informez les forces de l'ordre locales (commissariat ou gendarmerie) de votre situation. Évitez de rester seule à votre domicile habituel si vous craignez pour votre sécurité. Qu'est-ce qu'une ordonnance de protection au Maroc ? Introduite par la loi 103-13, l'ordonnance de protection est une décision judiciaire rendue rapidement (en principe sous 72 heures) par le juge de la famille. Elle peut interdire à l'auteur de violences de contacter ou d'approcher la victime, et lui imposer de quitter le domicile commun. Comment signaler un féminicide au Maroc pour qu'il soit comptabilisé ? Les associations comme Aswat Nissa et l'Espace Aïcha collectent les données sur les féminicides au Maroc. Vous pouvez les contacter pour signaler un cas. Ce travail de documentation est essentiel pour faire pression sur les pouvoirs publics et améliorer la législation.L'appli AjiHelp — en danger ? Vous n'êtes pas seul·e.
Ressources, signalement et entraide — gratuite, disponible sur iOS & Android



