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Féminicide à Martigues : une femme de 25 ans tuée de 58 coups de couteau, son compagnon mis en examen
Féminicide🇫🇷 France
5 juin 2026·4 min de lecture·Noura Abdellaoui

Féminicide à Martigues : une femme de 25 ans tuée de 58 coups de couteau, son compagnon mis en examen

Une femme de 25 ans a été retrouvée morte dans son appartement à Martigues avec 58 coups d arme blanche. Son compagnon de 40 ans a été mis en examen pour homicide volontaire sur conjoint et placé en détention provisoire.

Martigues (Bouches-du-Rhône), 1er juin 2026 — Une femme de 25 ans a été retrouvée morte dans son appartement à Martigues lundi 1er juin, après avoir reçu 58 coups d arme blanche. Les blessures, portées principalement au torse, à la tête et au cou, témoignent d une violence inouïe. Son compagnon, un homme de 40 ans présent sur les lieux à l arrivée des secours, a été placé en garde à vue puis mis en examen mercredi pour homicide volontaire sur conjoint. Il est placé en détention provisoire. Il affirme ne pas être l auteur de ce meurtre.

Une scène de crime d une violence extrême

C est une scène d une brutalité rare que les secours ont découverte en pénétrant dans l appartement de la jeune femme à Martigues, commune des Bouches-du-Rhône. La victime, 25 ans, a été retrouvée inconsciente et ensanglantée au sol, couverte de blessures multiples. Les légistes ont dénombré 58 coups portés à l arme blanche, principalement au niveau du torse, de la tête et du cou. Un déchaînement de violence d une intensité qui a profondément choqué les équipes de secours dépêchées sur place.

Malgré la rapidité de leur intervention, les secouristes n ont pu que constater le décès de la jeune femme. Elle avait 25 ans. Son visage, sa vie entière se résumait à ce chiffre terrible : 25 ans d existence brutalement anéantis sous 58 coups de couteau.

Le compagnon sur place, une version qui interroge

A l arrivée des secours, son compagnon, un homme de 40 ans, se trouvait dans l appartement ou à ses abords immédiats. Selon la version qu il a livrée aux enquêteurs, il dit avoir retrouvé la jeune femme dans cet état ensanglanté à son retour du travail, et avoir aussitôt alerté les voisins pour demander de l aide. Une version que les enquêteurs ont immédiatement soumise à examen.

Placé en garde à vue dans la foulée, l homme a été longuement auditionné par les services de police. Tout au long de la procédure, il a maintenu ne pas être l auteur de cet homicide. Mais les éléments rassemblés par les enquêteurs ont conduit le parquet d Aix-en-Provence à demander sa mise en examen. Le mercredi 3 juin, il a été mis en examen pour homicide volontaire sur conjoint et placé en détention provisoire à la demande du procureur.

L enquête et les pistes explorées

Une information judiciaire a été ouverte sous la supervision d un juge d instruction du tribunal d Aix-en-Provence. Les enquêteurs de la police judiciaire des Bouches-du-Rhône travaillent à reconstituer précisément le déroulement des faits : la chronologie des mouvements du suspect ce lundi, les éventuels antécédents de violences conjugales au sein du couple, les témoignages des voisins et des proches de la victime.

Les analyses médico-légales, notamment l étude des traces biologiques retrouvées sur les lieux et sur les vêtements du suspect, constitueront des éléments déterminants pour l avenir de l enquête. La multiplicité des blessures — 58 coups portés — laisse envisager une violence d une intensité particulièrement élevée, caractéristique de nombreux féminicides conjugaux où l auteur ne parvient pas à contrôler ses actes.

Un féminicide parmi trop d autres

Le meurtre de cette jeune femme de 25 ans à Martigues s inscrit dans une réalité nationale alarmante. En France, les féminicides conjugaux ont augmenté de 11 % entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint sur une seule année. Cela représente une femme tuée par son partenaire tous les trois jours et demi dans notre pays.

Chaque chiffre derrière cette statistique est une vie. Une femme qui avait des projets, une famille, des amis. Une femme qui vivait, aimait, travaillait. Et qui est morte dans son propre foyer, là où elle aurait dû être en sécurité. Martigues pleure aujourd hui l une des siennes, assassinée à 25 ans dans ce qui aurait dû être son refuge.

Les signaux d alerte à reconnaître

Les associations spécialisées dans la lutte contre les violences conjugales rappellent que les féminicides sont rarement des actes isolés et imprévisibles. Dans la grande majorité des cas, des signaux d alerte ont précédé le drame : violences physiques ou psychologiques répétées, isolement de la victime, jalousie pathologique, menaces de mort, comportements de contrôle. Ces signaux sont autant d occasions d intervenir avant qu il ne soit trop tard.

Mais trop souvent, les victimes n osent pas parler. Par peur des représailles, par honte, par amour encore, par crainte de ne pas être crues. Et trop souvent, lorsqu elles parlent, les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur de l urgence. L affaire de Martigues rappelle avec une violence brutale que chaque jour sans agir peut être le dernier.

Que faire si vous êtes en danger

Si vous êtes victime de violences conjugales ou si vous craignez pour votre sécurité, ne restez pas seule. Contactez le 3919 (Violences Femmes Info, numéro gratuit, disponible 7j/7 de 9h à 19h). En cas de danger immédiat, appelez le 17 (Police secours) ou le 15 (SAMU). Vous pouvez également envoyer un SMS au 114 si vous ne pouvez pas parler. L application AjiHelp vous permet d envoyer une alerte silencieuse géolocalisée à vos proches de confiance, sans avoir à parler ni déverrouiller votre téléphone.

Tags#Féminicide#France#AjiHelpMedia
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