Céline, 25 ans, étranglée dans sa baignoire à Paris : son compagnon de 43 ans interpellé
Le 7 mai 2026, Céline Lozano Ladoux, 25 ans, a été retrouvée morte dans son appartement du 7ème arrondissement de Paris. Son compagnon de 43 ans a été interpellé et mis en examen pour meurtre aggravé.
Le 7 mai 2026, les services de secours ont été alertés dans un appartement du 7e arrondissement de Paris. À leur arrivée, ils ont découvert le corps de Céline Lozano Ladoux, 25 ans, dans la salle de bains. La jeune femme présentait des marques d'étranglement. Son compagnon, âgé de 43 ans, a été interpellé à proximité du domicile peu après la découverte du corps.
Les faits du 7 mai 2026
Alertés en début de soirée, les services de secours ont constaté le décès de Céline Lozano Ladoux à leur arrivée dans l'appartement parisien. Les premières constatations médico-légales ont mis en évidence des marques compatibles avec un étranglement. Le parquet de Paris a été immédiatement saisi. Le compagnon de la victime, un homme de 43 ans, a été localisé et interpellé à proximité du domicile dans les heures suivant la découverte. Placé en garde à vue, il a été mis en examen pour meurtre aggravé par conjoint et placé en détention provisoire à l'issue de sa présentation devant un juge d'instruction.
Portrait de la victime
Céline Lozano Ladoux était originaire du Sud-Ouest de la France. Installée à Paris depuis environ deux ans, elle travaillait dans le secteur de la communication. Ses proches décrivent une jeune femme dynamique, dont la relation avec son compagnon s'était dégradée dans les semaines précédant le drame. Des tensions avaient été rapportées à l'entourage, sans qu'aucune plainte formelle n'ait été déposée auparavant auprès des forces de l'ordre.
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Cadre juridique : le meurtre aggravé par conjoint
En droit français, le meurtre commis par le conjoint, le concubin ou le partenaire pacsé de la victime constitue une circonstance aggravante définie à l'article 221-4 du Code pénal. Cette circonstance porte la peine maximale encourue à trente ans de réclusion criminelle. En cas de préméditation ou de violences habituelles antérieures, la peine peut aller jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité.
La loi du 28 décembre 2019 a considérablement renforcé la protection des victimes de violences conjugales. Elle a notamment généralisé le téléphone grave danger (TGD), permettant à la victime d'alerter les forces de l'ordre en un seul geste, et facilité l'ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales sans nécessiter de dépôt de plainte préalable. La loi du 30 juillet 2020 a instauré le bracelet anti-rapprochement (BAR), contrôlant électroniquement la distance entre l'auteur et la victime.
Un contexte national préoccupant
Selon les données publiées par le ministère de l'Intérieur, une femme est tuée par son conjoint ou ex-conjoint tous les deux à trois jours en France. En 2023, 146 féminicides ont été officiellement recensés par les services de l'État. En 2026, plusieurs cas ont été enregistrés dès les premiers mois, plaçant l'année sur une trajectoire alarmante. Paris concentre une part significative de ces drames, particulièrement dans les contextes de séparation récente — phase statistiquement identifiée comme la plus dangereuse par les enquêteurs spécialisés.
La Brigade de protection des familles (BPF) de la préfecture de Police de Paris est spécialisée dans l'accueil et la prise en charge des victimes de violences conjugales. Des enquêteurs formés à ces situations assurent l'évaluation du danger et l'orientation vers les dispositifs de protection adaptés, dont les hébergements d'urgence et les mesures de mise à l'abri immédiate.
Les signaux d'alerte à prendre au sérieux
Les professionnels de la protection des victimes et les services judiciaires spécialisés identifient plusieurs signaux précurseurs de danger grave dans une relation conjugale : menaces de mort exprimées verbalement ou par écrit, jalousie pathologique et contrôle des déplacements, isolement progressif de la victime par rapport à son réseau social, violences physiques ou psychologiques antérieures, et contexte de séparation ou rupture récente. En présence d'un ou plusieurs de ces signaux, contacter le 3919 ou la police permet d'enclencher un dispositif de protection avant qu'un drame irréversible ne survienne.
Ressources d'aide
- 3919 — Violences Femmes Info (gratuit, 24h/24, anonyme)
- 17 — Police secours (urgence)
- 114 par SMS — si vous ne pouvez pas parler
- 116 006 — France Victimes (accompagnement des victimes)
- 15 — SAMU (urgence médicale)
La rédaction rappelle que l'enquête judiciaire est toujours en cours. Les qualifications pénales et certains éléments de contexte peuvent évoluer avec les auditions, les expertises et les décisions de justice. Le suspect bénéficie de la présomption d'innocence jusqu'à condamnation définitive.
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