Féminicide en Saône-et-Loire : 200 personnes en marche pour Sylvie Godart
À Pierre-de-Bresse, une marche blanche a réuni 200 personnes pour Sylvie Godart, 64 ans, abattue le 1er mai 2026 par son ex-compagnon Pascal Guyot, déjà mis en cause pour violences en 2009.
À Pierre-de-Bresse, en Saône-et-Loire, une marche blanche a réuni près de 200 personnes en hommage à Sylvie Godart, 64 ans, tuée le 1er mai 2026 par son ex-compagnon. Un féminicide qui ravive le débat sur le suivi des auteurs de violences conjugales.
Une marche blanche pour Sylvie, tuée en plein jour
Le samedi 17 mai 2026, environ 200 habitants de Pierre-de-Bresse et des communes alentour se sont réunis en silence pour rendre hommage à Sylvie Godart, 64 ans. Retraitée, mère de famille, elle a été abattue le 1er mai 2026 à son domicile par son ex-compagnon, Pascal Guyot, 65 ans. Le meurtrier présumé, en état d'ivresse au moment des faits, s'est servi d'une arme de calibre .22 LR.
Son fils de 20 ans, présent lors de la tragédie, a été le témoin impuissant du meurtre de sa mère. Ce témoignage a profondément ému la communauté locale et donné une résonance particulière à cette mobilisation.
Un profil de récidiviste connu de la justice
Pascal Guyot n'était pas inconnu des services de police. En 2009, il avait déjà été mis en cause dans une affaire de violences. Ce passé judiciaire soulève la question du suivi des auteurs de violences conjugales et de l'évaluation de leur dangerosité.
Les associations locales présentes à la marche ont rappelé l'urgence de renforcer les dispositifs d'alerte et de protection des femmes menacées par d'anciens partenaires violents.
Un féminicide dans une tendance nationale alarmante
En France, une femme meurt tous les deux à trois jours sous les coups d'un conjoint ou ex-conjoint. Le cas de Sylvie Godart illustre tragiquement cette statistique. Le parquet de Chalon-sur-Saône a ouvert une enquête pour meurtre aggravé. Pascal Guyot a été placé en garde à vue, puis mis en examen.
La marche blanche s'est conclue par un dépôt de fleurs devant le domicile de la victime, dans une atmosphère de recueillement et de colère retenue.
Numéros d'aide
- 3919 — Violences Femmes Info (gratuit, 24h/24)
- 17 — Police secours en danger immédiat
Ce que cette affaire rappelle
Au-delà des faits rapportés, ce dossier rappelle l’importance d’identifier rapidement les signaux de danger : menaces répétées, isolement, contrôle, violences verbales ou physiques, pression psychologique ou passage à l’acte soudain. Dans les affaires de féminicide, la prudence est essentielle : seules les autorités judiciaires peuvent établir les responsabilités définitives.
Pour les proches, le premier réflexe reste d’écouter sans minimiser, de conserver les éléments utiles lorsque c’est possible et d’éviter toute confrontation directe avec une personne potentiellement dangereuse. Les captures d’écran, messages, témoignages et dates précises peuvent aider les enquêteurs ou les professionnels d’accompagnement.
Ressources et réflexes de protection
En France, le 17 et le 112 permettent de joindre les secours en urgence. Le 114 peut être utilisé par SMS lorsqu’il est impossible de parler. Si la situation concerne un mineur, un établissement scolaire, un éducateur, un médecin ou une association spécialisée peut aussi aider à déclencher une protection adaptée.
AjiHelp Media traite ces sujets avec une approche factuelle et préventive : informer, contextualiser et rappeler les ressources utiles sans exposer inutilement les victimes ni transformer les drames en contenus sensationnalistes.
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