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Drames familiaux au Maroc : grand-père tué à la faucille à Al Hoceima, mère assassinée à Settat
violences🇲🇦 Maroc
4 juin 2026·4 min de lecture·Rédaction AjiHelp Media

Drames familiaux au Maroc : grand-père tué à la faucille à Al Hoceima, mère assassinée à Settat

Un retraité belgo-marocain de 80 ans a été tué à la faucille par son petit-fils à Al Hoceima. À Settat, une mère a été assassinée par son fils et un homme arrêté pour violences graves sur son enfant mineur.

Maroc, mai-juin 2026 — En l espace de quelques jours, deux homicides intrafamiliaux ont endeuillé le Maroc, révélant une fois de plus la réalité des violences domestiques qui traversent toutes les couches de la société. À Al Hoceima, un retraité belgo-marocain de 80 ans a été tué à la faucille par son propre petit-fils. À Settat, une mère a perdu la vie aux mains de son fils. Et dans cette même ville de Settat, un homme a été arrêté pour violences physiques graves sur son fils mineur. Trois drames, trois familles brisées, une société qui s interroge.

Al Hoceima : le grand-père tué à la faucille par son petit-fils

Le drame s est produit dans la région d Al Hoceima, dans le Rif marocain. Un homme âgé de 80 ans, retraité de nationalité belgo-marocaine qui résidait habituellement à Gand, en Belgique, se trouvait en visite familiale au Maroc lorsque l inimaginable s est produit. Une violente dispute a éclaté entre lui et son petit-fils, un homme dans la trentaine. Au cours de l altercation, le petit-fils s est saisi d une faucille et a frappé son grand-père à plusieurs reprises, lui infligeant des blessures mortelles. La victime a succombé à ses blessures malgré l intervention des secours.

Le père du suspect, qui a tenté de s interposer pour protéger son propre père et mettre fin à la violence, a lui aussi été blessé dans la confrontation. Ses jours étaient en danger et il a été transporté d urgence à l hôpital. Le petit-fils a été interpellé par les autorités marocaines peu après les faits.

Selon des proches de la famille interrogés par les médias, le suspect souffrirait de troubles psychiatriques depuis plusieurs années et aurait déjà purgé une peine de prison par le passé. Ces éléments, s ils se confirment, soulèvent des questions cruciales sur la prise en charge des personnes souffrant de maladies mentales au sein des familles marocaines, souvent livrées seules à des situations qu elles ne maîtrisent pas.

Settat : une mère tuée par son fils

Dans la région de Settat, centre administratif de la province du même nom, une autre tragédie familiale a endeuillé une famille. Une mère a été assassinée par son propre fils dans des circonstances qui font l objet d une enquête judiciaire. Les détails précis des faits n ont pas encore été rendus publics par les autorités, mais cet homicide intrafamilial s inscrit dans une série préoccupante de violences au sein des foyers marocains.

Ces cas de parricide ou de matricide, bien que statistiquement rares, expriment souvent des situations familiales complexes et durables : conflits autour d héritages, troubles mentaux non pris en charge, dépendances à l alcool ou aux drogues, histoires de violence intergénérationnelle. Chaque drame révèle en creux les lacunes d un système de soutien social et psychologique insuffisant.

Settat encore : un père arrêté pour violences graves sur son fils mineur

Toujours à Settat, les autorités ont par ailleurs procédé à l arrestation d un homme soupçonné d avoir exercé des violences physiques graves et répétées sur son propre fils mineur. Ce troisième fait divers en provenance de la même région illustre de manière saisissante l ampleur des violences intrafamiliales au Maroc, qui ne frappent pas seulement les femmes mais aussi les enfants et les personnes âgées.

Les associations de protection de l enfance au Maroc soulignent régulièrement que les violences sur mineurs demeurent largement sous-signalées. La honte familiale, la peur des représailles et la méconnaissance des droits poussent de nombreuses victimes et témoins à se taire. L arrestation de ce père représente un signal positif envoyé par les autorités : les violences contre les enfants ne sont pas une affaire privée mais un crime.

La problématique des violences intrafamiliales au Maroc

Ces trois drames survenus en quelques jours illustrent une réalité que les associations de terrain connaissent bien : les violences intrafamiliales au Maroc sont systémiques et touchent toutes les générations. Si des avancées législatives significatives ont été réalisées, notamment avec la loi 103-13 sur les violences faites aux femmes, les spécialistes soulignent que la prévention, le suivi des auteurs et l accompagnement des victimes restent insuffisants.

La question de la santé mentale est également au coeur de plusieurs de ces drames. Au Maroc, l accès aux soins psychiatriques reste limité, stigmatisé et inégalement réparti sur le territoire. Des familles se retrouvent parfois seules à gérer pendant des années des proches souffrant de pathologies graves, sans soutien institutionnel, jusqu au moment où la tragédie survient.

Ressources d aide

Si vous êtes victime ou témoin de violences intrafamiliales au Maroc, contactez le 8008 (numéro vert national gratuit, violences faites aux femmes et à la famille) ou le 19 (Police nationale). Pour signaler des violences sur mineurs, appelez le 116 (numéro national de l enfance en danger). L application AjiHelp permet d envoyer une alerte silencieuse et géolocalisée à vos proches de confiance.

Tags#violences#Maroc#AjiHelpMedia
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