Retour aux actualités
Revenge porn et sextorsion : que faire si vous êtes victime ?
Conseils & Prévention🇫🇷 France
12 juin 2026·3 min de lecture·Noura Abdellaoui

Revenge porn et sextorsion : que faire si vous êtes victime ?

Revenge porn, sextorsion : que dit la loi, comment réagir, où porter plainte ? En France, les demandes d'assistance pour sextorsion ont bondi de 924 % en 2024. Guide complet et ressources.

Chaque année en France, des milliers de personnes sont victimes de revenge porn ou de sextorsion. Selon le rapport d'activité 2024 de Cybermalveillance.gouv.fr, les demandes d'assistance pour sextorsion ont augmenté de 924 % en un an, multipliant par dix en un seul exercice le nombre de victimes accompagnées. Comprendre ce que sont ces infractions, connaître la loi et savoir comment réagir peut faire la différence.

Revenge porn et sextorsion : de quoi s'agit-il ?

Le revenge porn (pornodivulgation)

Le revenge porn, ou pornodivulgation, consiste à diffuser des images ou vidéos à caractère sexuel d'une personne sans son consentement. Cela peut être un ex-partenaire qui publie des photos intimes, ou une tierce personne qui les partage sur des réseaux sociaux, des forums ou des sites pornographiques.

La sextorsion

La sextorsion va plus loin : l'auteur menace de diffuser des contenus intimes sauf si la victime verse de l'argent, envoie de nouvelles images ou réalise d'autres actes. Les jeunes sont particulièrement ciblés. Les escrocs entrent en contact via des applications de rencontres ou des réseaux sociaux, obtiennent des images, puis exercent un chantage.

Que dit la loi française ?

L'article 226-2-1 du Code pénal punit la diffusion de contenus à caractère sexuel sans consentement de deux ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende, même si les images ont été prises avec l'accord de la personne. Cette peine s'applique que le contenu soit diffusé sur internet, par message privé ou par tout autre moyen.

La sextorsion est en outre poursuivie au titre du chantage (article 312-10 du Code pénal), punissable de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, portée à sept ans et 100 000 euros si la menace est mise à exécution.

Que faire si vous êtes victime ?

Ne pas payer, ne pas négocier

Payer n'arrête pas le chantage — cela l'amplifie. L'auteur demandera davantage. Cesser tout contact est la première étape recommandée.

Conserver les preuves

Faites des captures d'écran des messages de menace, des profils et des contenus avant de bloquer l'auteur. Ces éléments seront utiles pour la plainte.

Signaler les contenus

Signalez immédiatement les contenus illicites sur les plateformes concernées. En France, la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr propose une assistance aux victimes. La plateforme PHAROS (signalement.gouv.fr) permet de signaler tout contenu illicite en ligne.

Porter plainte

Rendez-vous dans n'importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie pour déposer une plainte. Vous pouvez également déposer plainte en ligne sur le portail du ministère de l'Intérieur. Les délégués régionaux de la police judiciaire spécialisés en cybercriminalité (OCLCTIC) peuvent être saisis.

Ressources et aide

  • 3018 — Numéro national contre le cyberharcèlement (gratuit, 24h/24)
  • Cybermalveillance.gouv.fr — Assistance et signalement en ligne
  • PHAROS (signalement.gouv.fr) — Signalement de contenus illicites
  • 3919 — Violences Femmes Info (si violence conjugale associée)
  • 17 — Police secours

AjiHelp est une application d'aide aux victimes de violences, de harcèlement et de mal-être. Ressources d'urgence, témoignages et contacts en quelques secondes — disponible sur iOS et Android.

Tags#Conseils & Prévention#France#AjiHelpMedia
Partager

L'appli AjiHelp — en danger ? Vous n'êtes pas seul·e.

Ressources, signalement et entraide — gratuite, disponible sur iOS & Android

Explorer
À lire aussi