Harcèlement de rue à Casablanca : paroles de femmes
Des femmes de tous âges témoignent du harcèlement qu'elles subissent au quotidien dans les espaces publics, entre résignation et stratégies de survie.
"Je change de trottoir pour éviter certains groupes. C'est devenu un réflexe." Comme Lamia, 27 ans, des milliers de femmes adaptent leur quotidien pour se sentir moins exposées dans les rues de Casablanca.
Des témoignages qui se ressemblent :
Sifflements, commentaires obscènes, filature, attouchements dans les transports — les formes de harcèlement sont multiples et banalisées. "On nous dit que c'est normal, que c'est la rue. Mais ce n'est pas normal", témoigne Khadija, 34 ans, enseignante.
La loi existe, mais son application reste limitée :
Depuis 2018, la loi 103-13 pénalise le harcèlement sexuel dans l'espace public jusqu'à 6 mois d'emprisonnement. Mais les signalements restent rares par peur du jugement ou de la procédure.
Des initiatives locales :
Plusieurs associations, dont le Collectif Stop Harcèlement de Rue Maroc, organisent des formations pour témoins et des campagnes de sensibilisation dans les lycées et universités.
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