Chloé, 14 ans, poignardée en chemin vers son collège : son ex-petit ami de 23 ans mis en examen
Le 6 mai 2026 à Fère-en-Tardenois (Aisne), Chloé Guillou, 14 ans, a été poignardée à mort par son ex-petit ami de 23 ans alors qu'elle se rendait au collège. Une affaire qui relance le débat sur les violences faites aux mineures.
Les faits
Le mercredi 6 mai 2026, aux alentours de 8h du matin, Chloé Guillou, collégienne de 14 ans, est poignardée à plusieurs reprises dans une rue de Fère-en-Tardenois, dans l'Aisne. Son agresseur, un jeune homme de 23 ans qui avait été son petit ami, l'attendait sur son trajet habituel vers l'école.
Alertés par des riverains, les secours arrivent rapidement mais ne peuvent que constater le décès de la jeune fille, touchée à des zones vitales. L'auteur des faits est interpellé dans la foulée, sans opposer de résistance.
La mise en examen
Placé en garde à vue, le suspect — dont l'identité n'a pas été rendue publique — est mis en examen pour **meurtre aggravé** par la juridiction d'Amiens. Le parquet a requis son placement en détention provisoire, accordé par le juge d'instruction.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la relation entre les deux avait pris fin quelques semaines plus tôt. Des voisins et proches de la famille évoquent des menaces proférées dans les jours précédant le drame.
Réactions
La mort de Chloé a suscité une vive émotion dans la commune. Un rassemblement silencieux a réuni des centaines d'habitants devant le collège. Le maire de Fère-en-Tardenois a exprimé son "effroi" et a demandé des mesures urgentes pour la protection des mineures victimes de violences relationnelles.
Des associations comme **Féminicides par compagnon ou ex** ont publié ce cas dans leur recensement mensuel de mai 2026.
Contexte : violences envers les mineures
Cette affaire s'inscrit dans une réalité alarmante : en France, les mineures représentent une part significative des victimes de féminicides. Les violences liées à des relations sentimentales touchent des jeunes de plus en plus tôt.
**Ressources :**
**3919** — Violences Femmes Info (appel gratuit, 24h/24)
**119** — Allo Enfance en Danger
**17** — Police secours
Ce que cette affaire rappelle
Au-delà des faits rapportés, ce dossier rappelle l’importance d’identifier rapidement les signaux de danger : menaces répétées, isolement, contrôle, violences verbales ou physiques, pression psychologique ou passage à l’acte soudain. Dans les affaires de justice, la prudence est essentielle : seules les autorités judiciaires peuvent établir les responsabilités définitives.
Pour les proches, le premier réflexe reste d’écouter sans minimiser, de conserver les éléments utiles lorsque c’est possible et d’éviter toute confrontation directe avec une personne potentiellement dangereuse. Les captures d’écran, messages, témoignages et dates précises peuvent aider les enquêteurs ou les professionnels d’accompagnement.
Ressources et réflexes de protection
En France, le 17 et le 112 permettent de joindre les secours en urgence. Le 114 peut être utilisé par SMS lorsqu’il est impossible de parler. Si la situation concerne un mineur, un établissement scolaire, un éducateur, un médecin ou une association spécialisée peut aussi aider à déclencher une protection adaptée.
AjiHelp Media traite ces sujets avec une approche factuelle et préventive : informer, contextualiser et rappeler les ressources utiles sans exposer inutilement les victimes ni transformer les drames en contenus sensationnalistes.
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