Affaire Lyhanna : le profil glaçant du suspect, un prédateur sexuel déjà visé par plusieurs plaintes pour agressions sur mineures
Lyhanna, 11 ans, a disparu à Fleurance dans le Gers après sa sortie d'école. Le suspect, Jérôme B., était déjà visé par plusieurs plaintes pour agressions sexuelles sur mineures, sans jamais avoir été mis hors d'état de nuire.
Fleurance (Gers) — Vendredi 29 mai au soir, les parents de Lyhanna, 11 ans, alertaient la gendarmerie de Fleurance : leur fille n'était pas rentrée de l'école depuis 15h. Les premières heures d'enquête allaient révéler un suspect au profil terrifirant : un homme déjà visé par plusieurs plaintes pour agressions sexuelles sur mineures, jamais mis hors d'état de nuire.
La disparition de Lyhanna
Ce vendredi 29 mai, Lyhanna, 11 ans, quitte son école à 15 heures comme tous les jours. Elle ne rentrera jamais. À 19 heures, Martial et Charly, ses parents, composent le numéro de la gendarmerie de Fleurance, dans le Gers. Une alerte enlèvement est déclenchée, mobilisant rapidement les forces de l'ordre.
Les images des caméras de surveillance seront déterminantes : elles montrent clairement Lyhanna monter dans un véhicule gris quelques minutes seulement après sa sortie d'école. Le véhicule est rapidement identifié : il appartient à Jérôme B., un homme connu des services judiciaires.
Le suspect : un récidiviste connu
C'est là que l'affaire prend une tournure particulièrement glaçante. Jérôme B. n'était pas un inconnu des autorités. Avant la disparition de Lyhanna, plusieurs plaintes avaient déjà été déposées contre lui, notamment pour viol sur une enfant de 10 ans. Malgré ces signalements, l'homme n'avait jamais été neutralisé par la justice.
Interpellé et placé en garde à vue, Jérôme B. a été confronté aux images des caméras de surveillance. Son arrestation soulève des questions fondamentales sur les failles du système judiciaire et policier français face aux prédateurs sexuels récidivistes.
Une faille systémique
L'affaire Lyhanna s'inscrit dans une réalité alarmante : en France, de nombreux prédateurs sexuels condamnés ou signalés pour des faits d'agressions sur mineurs restent en liberté, faute de suivi suffisant ou de traitement judiciaire rapide des plaintes.
Des associations de protection de l'enfance dénoncent régulièrement cette situation, appelant à un renforcement du fichier des délinquants sexuels et à une accélération du traitement des plaintes impliquant des victimes mineures. L'affaire Lyhanna pourrait relancer ce débat au plus haut niveau.
Ressources d'aide
Si un enfant est en danger ou a subi des violences sexuelles, contactez le 119 (Allô Enfance en Danger, gratuit, 24h/24) ou le 3020 (Numéro National de Prévention du Suicide). En cas d'urgence, composez le 17.
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