Retour aux actualités
Drame de Buggenhout : des accompagnateurs avaient déjà signalé le comportement dangereux du chauffeur de bus — et trois jours après, un autre bus de la même société franchit le même passage à niveau au rouge
Faits divers🇧🇪 Belgique
3 juin 2026·3 min de lecture·Rédaction AjiHelp Media

Drame de Buggenhout : des accompagnateurs avaient déjà signalé le comportement dangereux du chauffeur de bus — et trois jours après, un autre bus de la même société franchit le même passage à niveau au rouge

L'enquête sur le drame de Buggenhout — 4 morts dont 2 enfants, 5 blessés graves après qu'un bus scolaire ait été percuté par un train — révèle que le comportement du chauffeur (téléphone, vitesse, passages à niveau franchis) avait déjà fait l'objet de plaintes ignorées. Trois jours après, un bus de la même société répète le même acte au même endroit.

Le drame de Buggenhout : 4 morts, des vies brisées

Le 26 mai 2026, un bus scolaire de la société 't Ros Beiaard Autocars a été percuté par un train à un passage à niveau de Buggenhout, en Flandre orientale. Le bilan est glaçant : quatre personnes ont perdu la vie — le chauffeur de 49 ans, l'accompagnatrice de 27 ans, et deux enfants âgés de 15 et 12 ans. Cinq autres enfants ont été grièvement blessés, mais leurs jours ne sont plus en danger.

Ce que l'enquête révèle : un chauffeur déjà signalé

Une semaine après le drame, les investigations du VRT et des médias belges ont mis au jour une réalité accablante : plusieurs accompagnateurs de bus s'étaient déjà plaints, à de nombreuses reprises, du comportement dangereux du chauffeur.

Les témoignages, recueillis de manière anonyme, convergent tous vers le même portrait :

  • Utilisation du téléphone au volant de manière régulière
  • Excès de vitesse fréquents
  • Non-respect des feux rouges et des priorités
  • Passages à niveau franchis alors que les barrières commençaient à se fermer
  • Insultes adressées aux autres usagers de la route

Un témoignage particulièrement bouleversant : le chauffeur avait déjà traversé des passages à niveau alors que les barrières descendaient — exactement le scénario qui a mené à la mort de quatre personnes.

Des alertes ignorées par l'école, l'entreprise et la province

Les accompagnateurs affirment avoir alerté l'école, la société de transport et la Province. Sans succès. La réponse systématiquement donnée : « il n'y a pas d'autre chauffeur disponible ». La recherche du profit et la pénurie de chauffeurs auraient primé sur la sécurité des enfants transportés.

Le parquet de Flandre orientale a indiqué avoir été informé des plaintes, transmises au lendemain de l'accident. Une enquête judiciaire est désormais ouverte pour déterminer si l'entreprise engageait sa responsabilité pénale.

L'incroyable récidive : trois jours après, même passage à niveau, même scénario

Comme si le drame n'avait rien changé, trois jours après la catastrophe, un bus de la même société 't Ros Beiaard Autocars a été filmé en train de franchir les barrières du même passage à niveau à Buggenhout, alors qu'elles étaient en train de se fermer au signal lumineux rouge.

« Cela dépasse l'entendement », a réagi un riverain. Les images ont déclenché l'indignation générale en Belgique et ont conduit à une intervention immédiate des autorités.

Des questions sur la culture de sécurité du secteur

Ce drame en deux actes pose des questions fondamentales sur la culture de sécurité dans le transport scolaire belge. Comment un chauffeur ayant fait l'objet de multiples signalements a-t-il pu continuer à conduire des enfants ? Qui est responsable de la validation des conducteurs et du suivi de leurs comportements à risque ?

Des associations de parents et des élus flamands réclament désormais une enquête parlementaire et un renforcement des contrôles des conducteurs de bus scolaires.

Tags#Faits divers#Belgique#AjiHelpMedia
Partager

L'appli AjiHelp — en danger ? Vous n'êtes pas seul·e.

Ressources, signalement et entraide — gratuite, disponible sur iOS & Android

Explorer
À lire aussi