37 féminicides en France depuis janvier : le bilan alarmant de mai 2026
37 femmes tuées en France depuis janvier 2026, dont 7 en mai. Bilan des cas d'Angeline Le Bihan, Céline Lozano Ladoux, Chloé et d'autres victimes du mois de mai.
Contenu sensible — cet article traite de violences conjugales et de meurtres de femmes.
Depuis le 1er janvier 2026, 37 femmes ont été tuées en France dans le cadre de violences conjugales ou intrafamiliales, selon le collectif Féminicides par compagnons ou ex. Le seul mois de mai a enregistré 7 féminicides, plaçant 2026 sur une trajectoire préoccupante par rapport aux 146 cas recensés en 2023.
Un mai meurtrier : sept femmes tuées en trente jours
Le mois de mai 2026 a commencé dans la tragédie. Le 1er mai, deux femmes ont été assassinées à quelques heures d'intervalle : Sylvie Godart, 64 ans, à Pierre-de-Bresse (Saône-et-Loire), et Angelyne Taillefer, 29 ans, à Agen (Lot-et-Garonne). Dans les deux cas, les compagnons sont mis en cause.
Le 4 mai, Denise Morvillez, 53 ans, est tuée à Sarreguemines (Moselle). Deux jours plus tard, le 6 mai, Chloé, 14 ans, est poignardée mortellement alors qu'elle se rendait au collège à Fère-en-Tardenois (Aisne). Son agresseur présumé est un homme de son entourage.
Le 7 mai, Céline Lozano Ladoux, 25 ans, est retrouvée étranglée dans son appartement du 7e arrondissement de Paris. Son ex-compagnon a été interpellé.
Le 9 mai, la tragédie atteint un point de non-retour : Angeline Le Bihan, 40 ans, est abattue à son domicile de Villers-en-Arthies (Val-d'Oise) par son ex-compagnon policier. Ses deux filles, âgées de 12 et 16 ans, sont également tuées. Le suspect a ensuite retourné l'arme contre lui.
Un phénomène systémique qui persiste
Ces chiffres s'inscrivent dans une réalité que les associations dénoncent depuis des années. Le collectif Féminicides par compagnons ou ex recense minutieusement chaque cas, rappelant que derrière chaque statistique se cache une vie brisée, une famille dévastée, des enfants orphelins.
En 2023, 146 féminicides avaient été recensés officiellement par le ministère de l'Intérieur. Les associations, qui incluent davantage de situations, font état de chiffres encore plus élevés. À ce rythme en 2026, la trajectoire reste alarmante.
Des signaux d'alarme souvent ignorés
La majorité des victimes avaient signalé des violences à la police ou à des proches avant d'être tuées. Les associations rappellent que le dépôt de plainte, la mise à l'abri rapide et le suivi psychologique des victimes sont des étapes cruciales pour briser le cycle de la violence.
Dans l'affaire Angeline Le Bihan, l'appartenance du suspect aux forces de l'ordre soulève une fois de plus la question des violences conjugales dans le milieu policier — un sujet documenté mais encore insuffisamment traité en interne.
Que faire en cas de danger ?
- Appel d'urgence : 17 (Police), 15 (SAMU), 18 (Pompiers)
- 3919 — Numéro national Violences Femmes Info (gratuit, 24h/24)
- SMS au 114 — si vous ne pouvez pas parler
- Application App-elles — géolocalisation et appel d'urgence
Chaque féminicide évitable est un échec collectif. AjiHelp rappelle l'importance d'écouter les victimes, de les croire, et d'agir vite. Ne restez pas seul(e).
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