Sprimont : couple arrêté pour pédophilie après découverte sur PC de caisse 2025
À Sprimont (Liège), un couple de commerçants a été arrêté après la découverte fortuite d'images pédopornographiques sur l'ordinateur de leur magasin par deux employés.
⚠️ Contenu sensible — Cet article traite de faits de pédophilie, d'agressions sexuelles sur mineurs et de zoophilie. Si vous êtes victime ou témoin de tels faits, des ressources d'aide sont disponibles en bas de page.
À Sprimont, en région liégeoise (Belgique), un couple de commerçants a été mis en cause dans une affaire de pédophilie d'une gravité exceptionnelle. Tout a commencé par une découverte fortuite : deux employés ont retrouvé, par hasard, des images pédopornographiques et zoophiles sur l'ordinateur de caisse de leur magasin. Alertée immédiatement, la police a ouvert une enquête qui a conduit à l'arrestation d'Eric F. et de Nathalie S., inculpés notamment de viol sur mineur et de détention d'images pédopornographiques. Le parquet de Liège a confirmé l'existence du dossier sans souhaiter en divulguer les détails.
Les faits en détail
Tout a basculé dans ce dossier à la suite d'un événement inattendu. Deux employés d'un magasin de vente au détail situé à Sprimont, dans la province de Liège, ont découvert par hasard des fichiers à caractère pédopornographique et zoophile sur l'ordinateur normalement réservé à la facturation et à la gestion commerciale du commerce. Profondément choqués par ce qu'ils avaient vu, ils ont immédiatement contacté les forces de l'ordre.
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La police a rapidement saisi le matériel informatique et ouvert une enquête approfondie. Les investigations ont rapidement mis en lumière l'ampleur du dossier : les enquêteurs ont mis la main sur des milliers de fichiers compromettants, impliquant des mineurs et des animaux. Selon les éléments rapportés par Sudinfo et relayés par BruxellesToday, les faits pourraient s'étendre sur plusieurs années, ce qui laisse entrevoir une situation durable et systématique, bien dissimulée derrière la façade d'une activité commerciale florissante.
Eric F. et Nathalie S. avaient en effet bâti deux magasins de vente au détail en région liégeoise, affichant une réussite professionnelle apparente. Cette vitrine respectable a volé en éclats lorsque les enquêteurs ont pris la pleine mesure du contenu découvert. Les deux commerçants sont désormais inculpés de viol sur mineur, d'atteinte à l'intégrité sexuelle, ainsi que de détention et de diffusion d'images pédopornographiques.
Un élément aggravant pèse sur le dossier d'Eric F. : l'homme avait déjà été mis en cause dans une affaire de revenge porn, ce qui constitue un antécédent judiciaire en matière d'infractions à caractère sexuel. Les avocats du couple ont refusé de commenter l'affaire publiquement. Le parquet de Liège, de son côté, a indiqué à l'agence Belga qu'il ne communiquerait pas davantage sur ce dossier, invoquant la confidentialité de l'instruction en cours.
Contexte et enquête
Cette affaire illustre une réalité alarmante : la production, la détention et la diffusion d'images pédopornographiques constituent un phénomène qui touche toutes les couches sociales et tous les milieux professionnels. En Belgique, les autorités judiciaires et policières sont régulièrement confrontées à des dossiers de ce type, souvent révélés par des tiers — collègues, proches, ou signalements anonymes — plutôt que par des enquêtes proactives.
Selon les données de Child Focus, l'organisation belge spécialisée dans la protection de l'enfance, les signalements liés à des contenus pédopornographiques en ligne ont considérablement augmenté ces dernières années en Belgique. L'organisation traite chaque année des milliers de signalements provenant de particuliers ou d'entreprises ayant découvert de tels contenus.
Dans cette affaire sprimontoises, c'est précisément ce mécanisme de signalement citoyen qui a permis de déclencher l'enquête. Les deux employés qui ont alerté la police ont agi conformément à leurs obligations légales et morales, permettant ainsi l'ouverture d'une procédure judiciaire. En Belgique, toute personne ayant connaissance de faits de maltraitance ou d'exploitation sexuelle d'un mineur est encouragée — et dans certains cas légalement tenue — à en informer les autorités compétentes.
L'enquête est désormais entre les mains du parquet de Liège. Nathalie S. a été arrêtée le 21 novembre, et Eric F. a été interpellé quatre jours plus tard, le 25 novembre, après avoir été convoqué au commissariat. Les deux suspects ont été inculpés et placés sous mandat d'arrêt, ce qui implique qu'un juge d'instruction a estimé qu'il existait des indices sérieux de culpabilité justifiant leur détention provisoire.
Ce que dit la loi
En Belgique, les infractions liées à la pédopornographie et aux agressions sexuelles sur mineurs sont sévèrement réprimées par le Code pénal belge. La détention et la diffusion d'images pédopornographiques sont punies en vertu de l'article 383bis du Code pénal belge, qui prévoit des peines d'emprisonnement pouvant aller de un mois à cinq ans, assorties d'amendes substantielles. Ces peines sont alourdies lorsque les faits impliquent la production de tels contenus ou lorsqu'ils sont commis dans un cadre organisé.
Le viol sur mineur, quant à lui, est l'une des infractions les plus sévèrement sanctionnées du droit pénal belge. L'article 375 du Code pénal belge définit le viol comme tout acte de pénétration sexuelle accompli sans consentement, et les peines sont considérablement aggravées lorsque la victime est un mineur. Dans ce cas, les peines d'emprisonnement peuvent atteindre vingt ans de réclusion criminelle, voire davantage en présence de circonstances aggravantes supplémentaires.
L'atteinte à l'intégrité sexuelle, également retenue dans ce dossier, couvre un spectre plus large d'actes à caractère sexuel commis sans consentement ou sur des personnes ne pouvant consentir, comme les mineurs. Ces infractions sont traitées avec la plus grande sévérité par les juridictions belges, qui ont renforcé leur arsenal législatif ces dernières années pour mieux protéger les victimes les plus vulnérables.
L'antécédent de revenge porn d'Eric F. constitue également une infraction distincte en droit belge, réprimée depuis 2016 par la loi du 31 mai 2016 modifiant le Code pénal en vue de pénaliser la diffusion non consentie d'images à caractère sexuel.
Chronologie
- Plusieurs années avant les arrestations — Les faits présumés auraient débuté et se seraient étendus sur une longue période, selon les premiers éléments de l'enquête.
- Novembre 2024 (date non précisée) — Deux employés du magasin d'Eric F. et Nathalie S. à Sprimont découvrent par hasard des images pédopornographiques et zoophiles sur l'ordinateur de caisse du commerce.
- Novembre 2024 (immédiatement après la découverte) — Les deux employés alertent immédiatement la police. Les forces de l'ordre saisissent le matériel informatique et ouvrent une enquête.
- 21 novembre 2024 — Nathalie S. est arrêtée sur son lieu de travail.
- 25 novembre 2024 — Eric F. est interpellé après une convocation au commissariat de police.
- Après les arrestations — Les deux suspects sont inculpés de viol sur mineur, atteinte à l'intégrité sexuelle, détention et diffusion d'images pédopornographiques. Ils sont placés sous mandat d'arrêt.
- Dimanche suivant les arrestations — Le parquet de Liège indique à l'agence Belga qu'il ne communiquera pas sur ce dossier. Les avocats du couple refusent également de s'exprimer.
Ressources et aide
- 101 — Police secours (Belgique)
- Child Focus — 116 000 — Ligne nationale pour enfants disparus et exploités sexuellement (Belgique)
- 0800 30 030 — SOS Violences conjugales (Belgique, gratuit)
- 0800 98 100 — SOS Enfants (Belgique, ligne d'aide pour enfants en danger)
- 17 — Police secours (France)
- 119 — Enfance en danger (France, gratuit, 24h/24)
- 3919 — Violences Femmes Info (France, gratuit)
- 116 006 — Aide aux victimes — France Victimes (France)
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Article rédigé par Noura Abdellaoui, journaliste spécialisée faits divers et violences pour AjiHelp Media. AjiHelp est une application d'aide aux victimes de violences, de harcèlement et de mal-être. Ressources d'urgence, témoignages et contacts en quelques secondes — disponible sur iOS et Android.
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