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Taza : l’épouse d’un imam arrêtée après sa mort, soupçonnée de l’avoir immolé
Violence conjugale🇲🇦 Maroc
9 juin 2026·3 min de lecture·Noura Abdellaoui

Taza : l’épouse d’un imam arrêtée après sa mort, soupçonnée de l’avoir immolé

La Gendarmerie royale de Taza a arrêté une femme soupçonnée d’avoir causé la mort de son mari, imam dans le douar Tiyayert. La victime a succombé à ses brûlures à l’hôpital Hassan II de Fès. Enquête ouverte par le parquet de Taza.

La Gendarmerie royale de la commune de Beni Frassen, dans la province de Taza, a procedé le 9 juin 2026 à l’arrestation d’une femme d’une cinquantaine d’années, soupçonnée d’être à l’origine de la mort de son mari, un imam sexagénaire officiant dans une mosquée du douar Tiyayert. L’homme a succombé à ses blessures à l’hôpital universitaire Hassan II de Fès, où il avait été transféré en urgence. L’enquête a été ouverte par le parquet compétent, et la suspecte a été placée en garde à vue.

Taza : mort d’un imam après une attaque au domicile familial

Selon les éléments recueillis par la Gendarmerie royale, les faits se sont déroulés un vendredi matin dans le douar Tiyayert, relevant de la commune de Beni Frassen. La suspecte aurait versé de l’huile bouillante sur son mari, lui infligeant de graves brûlures au visage et au cou, avant de le blesser avec un objet tranchant.

Compte tenu de la gravité des blessures, la victime a été prise en charge dans un premier temps à l’hôpital provincial Ibn Baja de Taza, avant d’être transférée vers l’hôpital universitaire Hassan II de Fès. L’imam a rendu son dernier souffle quelques heures après son admission en unité de soins intensifs, le dimanche suivant les faits.

La Gendarmerie royale a interpéllé l’épouse dans les heures qui ont suivi le décès. Placée en garde à vue, la suspecte est soumise à la procédure judiciaire en cours. Conformément au principe de la présomption d’innocence, toute mise en cause définitive relève de l’autorité judiciaire. L’enquête, conduite sous la supervision du parquet de Taza, vise à établir les circonstances exactes du drame et les mobiles éventuels.

Violence intra-familiale au Maroc : contexte et cadre légal

Cet événement tragique intervient dans un contexte où la violence au sein du foyer demeure une réalité documentée au Maroc. Selon la deuxième Enquête nationale sur la prévalence de la violence à l’égard des femmes, publiée par le Haut-Commissariat au Plan, 52,1 % des femmes marocaines âgées de 15 à 74 ans ont déclaré avoir subi au moins une forme de violence au sein du foyer ou dans un contexte conjugal. Ces chiffres illustrent l’ampleur du phénomène dans ses multiples formes : physique, psychologique, économique et sexuelle.

Le Maroc s’est doté en 2018 de la loi 103-13 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes, qui élargit les infractions reconnues et renforce les mécanismes de protection des victimes. Des structures d’accompagnement, dont l’Espace Aïcha, offrent un soutien aux personnes exposées à des situations de violence.

L’affaire de Taza rappelle que la violence au sein de la cellule familiale peut revêtir des formes extrêmes et affecter tous les membres du foyer, indépendamment de leur genre ou de leur statut social.

Ressources et aide

0800 008 008 — Espace Aïcha, violences faites aux femmes (gratuit) 19 — Police secours 15 — SAMU


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Tags#Violence conjugale#Maroc#AjiHelpMedia
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