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Disparitions d'enfants au Maroc 2026 : Soundous, Hiba, et la panique des réseaux sociaux — ce que dit la DGSN
Actualités🇲🇦 Maroc
21 mai 2026·3 min de lecture·Rédaction AjiHelp Media

Disparitions d'enfants au Maroc 2026 : Soundous, Hiba, et la panique des réseaux sociaux — ce que dit la DGSN

En 2026, des rumeurs d'enlèvements systématiques d'enfants ont semé la panique au Maroc. La DGSN a démenti. Mais derrière les intox, de vraies disparitions : Soundous à Chefchaouen, un nourrisson à Zagora, Hiba retrouvée morte. Le Maroc face à l'angoisse des parents.

En 2026, le Maroc a été traversé par une vague de panique liée à des rumeurs d'enlèvements systématiques d'enfants circulant sur WhatsApp, Facebook et TikTok. La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a catégoriquement démenti l'existence d'un réseau organisé de kidnapping lié au trafic d'organes. Mais derrière les intox, des réalités douloureuses : la disparition de la petite Soundous à Chefchaouen, d'un nourrisson dans la région de Zagora, et le drame de Hiba, retrouvée morte près du lac Bin El Ouidane.

La panique sur les réseaux sociaux : fake news ou signal d'alarme ?

Depuis mars 2026, des messages audio et des publications virales ont affirmé l'existence d'un réseau criminel organisé qui enlèverait des enfants marocains pour en prélever les organes. Ces rumeurs, relayées par des millions d'utilisateurs, ont provoqué une anxiété collective : des parents refusaient d'envoyer leurs enfants à l'école, certains quartiers organisaient des patrouilles spontanées.

Le 9 mars 2026, la DGSN a publié un communiqué officiel catégorique : "Nos services n'ont enregistré aucun cas d'enlèvement d'enfants lié au trafic d'organes." Le ministère de l'Intérieur a également démenti l'existence d'une note circulaire envoyée aux écoles concernant un prétendu phénomène d'enlèvements systématiques.

Les autorités ont appelé les citoyens à ne pas relayer des informations non vérifiées et ont rappelé que la diffusion de fausses nouvelles est punissable par la loi marocaine.

Soundous, Chefchaouen : une vraie disparition qui a ému le Maroc

Derrière les rumeurs, une réalité : la disparition de la petite Soundous à Chefchaouen a provoqué une grande émotion dans tout le pays. La fillette a disparu dans des circonstances encore non entièrement élucidées. Des recherches intensives ont été menées par les autorités locales et des bénévoles. Son affaire a été abondamment relayée sur les réseaux sociaux, générant des milliers de partages et un élan de solidarité nationale.

Zagora et Bin El Ouidane : deux autres drames

Dans la région de Zagora (sud du Maroc), un nourrisson a également disparu dans des circonstances troubles, alimentant les craintes des habitants. L'enquête est en cours.

Plus tragiquement, Hiba, une enfant dont la disparition avait mobilisé les réseaux sociaux, a été retrouvée morte près du lac Bin El Ouidane (province d'Azilal). Ce dénouement douloureux a ravivé le débat sur la protection des enfants et la réactivité des services de recherche.

Les vraies menaces pour les enfants au Maroc

Si les rumeurs de trafic d'organes sont infondées, les experts pointent des risques réels :

  • Exploitation par des réseaux de mendicité : des enfants sont utilisés par des adultes pour mendier, parfois loin de leur famille
  • Travail domestique des mineurs (petites bonnes) — pratique encore courante malgré son interdiction légale pour les moins de 18 ans
  • Cyberharcèlement et sextorsion ciblant les adolescents
  • Disparitions liées aux fugues d'adolescents en situation de maltraitance familiale
  • Migrations irrégulières : des mineurs non accompagnés tentent la traversée vers l'Europe

Que faire si un enfant disparaît au Maroc ?

  1. Alerter immédiatement la Police (19) ou la Gendarmerie (177)
  2. Fournir une photo récente, la description des vêtements portés, le lieu et l'heure de disparition
  3. Contacter la Brigade de protection des mineurs de la préfecture de police locale
  4. Diffuser l'information sur les réseaux sociaux avec les coordonnées officielles — sans rumeurs ni suppositions
  5. Contacter l'association Touche Pas à Mon Enfant (TPAME) : 0801 00 10 20

Prévention : protéger ses enfants au quotidien

  • Apprendre à votre enfant son nom complet, adresse, et numéro de téléphone familial
  • Lui enseigner à ne jamais suivre un inconnu, même si celui-ci prétend connaître ses parents
  • Établir un mot de code familial pour les situations d'urgence
  • Surveiller les usages numériques des adolescents sans les espionner

Ressources

  • 0801 00 10 20 — Touche Pas à Mon Enfant (TPAME)
  • 19 — Police / disparition signalement urgent
  • 177 — Gendarmerie royale
  • tpame.ma
Tags#Actualités#Maroc#AjiHelpMedia
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