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Brest : un homme condamné pour tentative d'étranglement et surveillance de sa compagne
Violence intra-familiale🇫🇷 France
14 juillet 2026·5 min de lecture·Noura Abdellaoui

Brest : un homme condamné pour tentative d'étranglement et surveillance de sa compagne

Le tribunal de Brest a condamné un homme pour violences conjugales graves : tentative d'étranglement et surveillance constante de sa compagne. Retour sur les faits.

⚠️ Contenu sensible — Cet article traite de violences conjugales, dont une tentative d'étranglement. Des ressources d'aide sont disponibles en bas de page.

Le tribunal correctionnel de Brest a rendu un verdict de condamnation à l'encontre d'un homme reconnu coupable de violences conjugales graves sur sa compagne. Les faits retenus incluent une tentative d'étranglement ainsi qu'une surveillance permanente et oppressive de la victime, deux comportements constitutifs de violences physiques et psychologiques au sein du couple. L'affaire, jugée en juillet 2026, illustre une réalité encore trop fréquente dans les foyers français.

Les faits en détail

Selon les éléments portés à la connaissance du tribunal de Brest, le prévenu s'est rendu coupable de violences répétées à l'encontre de sa compagne, dont un acte particulièrement grave : une tentative d'étranglement. Ce geste, qui engage directement le pronostic vital de la victime, est l'une des formes les plus dangereuses de violences conjugales. Les études médicales et criminologiques établissent en effet que l'étranglement dans un contexte de violences intrafamiliales constitue un marqueur prédictif fort du passage à l'acte homicide.

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Au-delà de la violence physique, le prévenu exerçait également un contrôle permanent sur sa compagne. Cette surveillance constante — qu'elle soit exercée par le biais de messages incessants, de filatures, de contrôle des déplacements ou d'isolement social — est caractéristique des comportements coercitifs qui s'inscrivent dans un cycle de domination et d'emprise. La victime vivait ainsi sous une double pression : celle de la violence physique et celle de la violence psychologique liée au contrôle de ses faits et gestes.

Les faits se sont déroulés dans le ressort du tribunal de Brest, en Bretagne. La victime a porté plainte, permettant l'ouverture d'une procédure judiciaire qui a abouti à la comparution du mis en cause devant le tribunal correctionnel. Le parquet de Brest a requis une condamnation, retenant notamment les circonstances aggravantes liées à la relation conjugale entre l'auteur et la victime.

Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public et a prononcé une condamnation à l'encontre du prévenu. Les détails précis de la peine prononcée — quantum de l'emprisonnement, mesures d'éloignement, suivi socio-judiciaire — n'ont pas été intégralement rendus publics au moment de la publication de cet article, mais la condamnation est confirmée par les sources disponibles.

Contexte et enquête

Cette affaire s'inscrit dans un contexte national préoccupant. En France, selon les données du ministère de l'Intérieur et de l'Observatoire national des violences faites aux femmes (ONVF), plus de 213 000 femmes déclarent être victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint chaque année. En 2023, 94 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire intime, selon les chiffres officiels publiés par la délégation aux victimes du ministère de l'Intérieur.

L'étranglement est un signal d'alarme reconnu par les professionnels de la protection des victimes. Selon plusieurs études internationales relayées par des associations spécialisées, une femme victime d'étranglement dans un contexte conjugal a sept fois plus de risque d'être tuée par son partenaire. Ce critère est désormais intégré dans les grilles d'évaluation du danger utilisées par les forces de l'ordre et les travailleurs sociaux en France, notamment dans le cadre du protocole EVVI (Évaluation des Victimes de Violences Intrafamiliales).

La procédure judiciaire a suivi son cours normal : dépôt de plainte, audition de la victime, garde à vue du mis en cause, puis convocation devant le tribunal correctionnel. Le parquet de Brest a joué un rôle actif dans la poursuite des faits, conformément aux instructions générales du ministère de la Justice visant à renforcer la réponse pénale en matière de violences conjugales.

Ce que dit la loi

Les violences conjugales sont sévèrement réprimées par le droit français. L'article 222-13 du Code pénal punit les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours, commises par le conjoint ou le concubin, d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Lorsque les violences entraînent une ITT supérieure à huit jours, l'article 222-12 du Code pénal prévoit une peine de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, portée à sept ans et 100 000 euros en cas de circonstances aggravantes liées à la qualité de conjoint.

La tentative d'étranglement peut, selon la qualification retenue par le parquet, être poursuivie au titre des violences aggravées ou de la tentative de meurtre (article 221-1 du Code pénal), cette dernière qualification étant passible de trente ans de réclusion criminelle. La surveillance et le contrôle coercitif peuvent quant à eux être poursuivis au titre du harcèlement moral au sein du couple, prévu et réprimé par l'article 222-33-2-1 du Code pénal, qui prévoit jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.

Depuis la loi du 28 décembre 2019 renforçant la protection des victimes de violences conjugales, les juges disposent d'outils supplémentaires : ordonnance de protection, bracelet anti-rapprochement (BAR), téléphone grave danger (TGD). Ces dispositifs visent à protéger physiquement les victimes même après la séparation.

Chronologie

  • Période des faits — Le prévenu exerce une surveillance constante sur sa compagne et commet des violences physiques répétées, dont une tentative d'étranglement.
  • Dépôt de plainte — La victime porte plainte auprès des services de police ou de gendarmerie du ressort de Brest, déclenchant l'ouverture d'une procédure judiciaire.
  • Garde à vue et mise en examen — Le mis en cause est placé en garde à vue, auditionné, puis convoqué devant le tribunal correctionnel de Brest.
  • Audience au tribunal correctionnel de Brest — Le dossier est examiné par le tribunal. Le parquet requiert une condamnation en retenant les circonstances aggravantes liées à la relation conjugale.
  • 2 juillet 2026 — Le tribunal correctionnel de Brest prononce la condamnation du prévenu pour violences conjugales, dont tentative d'étranglement et surveillance oppressive de la victime.

Ressources et aide

  • 17 — Police secours (urgence immédiate)
  • 3919 — Violences Femmes Info (numéro national, gratuit, 24h/24)
  • 116 006 — Aide aux victimes — France Victimes (gratuit, 7j/7)
  • 119 — Enfance en danger (si des enfants sont exposés aux violences)
  • AjiHelp — Application d'aide aux victimes de violences, disponible sur iOS et Android

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Tags#Violence intra-familiale#France#AjiHelpMedia
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