Béni Mellal : une femme porte plainte pour agression sexuelle, six mis en cause dont un adolescent de 16 ans
Une femme de 32 ans a porté plainte pour agression sexuelle à Béni Mellal. Six suspects dont un mineur de 16 ans ont été interpellés après une enquête menée en coordination avec la DGST.
Une femme de 32 ans a porté plainte à Béni Mellal pour agression sexuelle collective, déclenchant une enquête judiciaire ayant abouti à l'interpellation de six suspects, dont un adolescent de 16 ans, révèle Telquel.ma daté du 2 juin 2026.
Les faits selon Telquel
La victime avait pris contact avec l'un des mis en cause via une application mobile de rencontres. La rencontre physique à Béni Mellal a rapidement viré au drame lorsqu'elle a été conduite dans une zone rurale isolée du secteur d'Oulad Yaich, à la périphérie de la ville. C'est dans ce lieu reculé, loin de tout témoin, qu'elle aurait subi une agression sexuelle collective impliquant plusieurs des individus interpellés. Dès son retour, elle a déposé plainte auprès des services de police, déclenchant une enquête immédiate supervisée par le parquet de Béni Mellal.
Une enquête rondement menée
Alertés par la plainte, les enquêteurs de la Brigade de la police judiciaire de Béni Mellal, en coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), ont rapidement remonté la piste des six suspects. Leurs interpellations successives à différents endroits de la commune rurale d'Oulad Yaich ont permis de placer cinq adultes en garde à vue. Le mineur de 16 ans a été placé sous mesure judiciaire adaptée à son statut. Le parquet compétent supervise l'enquête afin de déterminer les responsabilités exactes de chacun des mis en cause.
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Le rôle croissant des applications dans les violences sexuelles
Cette affaire s'inscrit dans une tendance préoccupante au Maroc : l'utilisation d'applications mobiles et de réseaux sociaux pour cibler des victimes et les attirer dans des situations dangereuses. Les autorités et les associations de défense des droits des femmes appellent à la plus grande vigilance lors des rencontres avec des inconnus en ligne.
En cas d'agression sexuelle, les victimes peuvent contacter le numéro vert 8080 , appeler le 19 (Police nationale) ou se rendre dans tout commissariat ou brigade de gendarmerie pour déposer plainte. La loi marocaine 103-13 protège les femmes contre les violences et prévoit des peines aggravées pour les agressions collectives.
Agressions facilitées par les applications mobiles : un phénomène croissant
Au Maroc comme dans de nombreux pays, les applications de rencontres et les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés comme outils de ciblage par des agresseurs. Les autorités marocaines ont documenté une augmentation des affaires d'agressions sexuelles ou de vols dans lesquels la mise en relation initiale s'est faite en ligne. Dans ces cas, les enquêteurs s'appuient sur les données numériques — géolocalisation, historique de messages, logs de connexion — pour identifier et arrêter les suspects.
La loi marocaine n° 103-13 de 2018 prévoit des peines aggravées pour les agressions sexuelles commises en groupe (viol collectif), avec des sanctions pouvant aller jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle. La présence d'un mineur parmi les auteurs est traitée conformément au Code de justice pénale pour mineurs, qui prévoit des mesures éducatives et judiciaires adaptées à l'âge.
Questions fréquentes
Comment porter plainte pour agression sexuelle au Maroc ? Rendez-vous dans n'importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie. Vous pouvez porter plainte même sans preuve matérielle immédiate. Un examen médico-légal peut être requis dans les 72 heures suivant les faits. Le numéro vert 8080 (Centre d'écoute national) vous oriente gratuitement. Faut-il signaler une agression si elle a été facilitée par une application mobile ? Oui, et les preuves numériques sont précieuses. Conservez toutes les captures d'écran des conversations, le profil de l'agresseur, les messages et les données de localisation. Ces éléments sont exploitables par la police judiciaire et la DGST pour remonter jusqu'aux suspects. La victime d'une agression collective est-elle protégée pendant l'enquête au Maroc ? La loi marocaine prévoit la protection de l'identité des victimes de violences sexuelles. Le parquet peut demander un huis clos lors des audiences. Des associations comme l'ADFM (Association Démocratique des Femmes du Maroc) accompagnent gratuitement les victimes dans leurs démarches.L'appli AjiHelp — en danger ? Vous n'êtes pas seul·e.
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